Bonjour à tous,
Je suis un heureux grand-père quinquagénaire puisque je suis né le 09 août 1952.
J'écris des poèmes depuis que je suis handicapé. 1990.
Ces promenades extraordinaires sur les mots me font du bien. Je dirais qu'elles remplacent un peut les promenades ordinaires.
Il existe chez certains d'entre-nous une soif de langage que seule la poésie peut étancher.
Soyez heureux poètes! Ne la reniez pas!
Elle conserve souvent le meilleur de nous-même.
Car la poésie est un langage qui va plus loin que le langage.
Elle relie en profondeur l'âme de l'homme à l'univers.
Puissent nos écrits, toujours nous restituer nos richesses intérieures.
Ainsi, nos pensées seront transportées éternellement sur la bouche des hommes.
Grâce à l'encre puisée aux lacs fertiles de nos rêveries féériques,
le ru asséché devient une rivière abondante.
Il me suffit alors de m'asseoire sur sa berge et de goûter
au plaisir de lire les mots qui doucement passent devant mon coeur ému.
Lorsque que j'ai rempli mon escarcelle de métaphores chatoyantes,
il ne me reste plus qu'à me rendre près de ma muse.
Ensemble, nous allons chercher sur notre lyre les rimes justes qui réunies les unes
aux autres viendront alimenter cette rivière afin qu'elle devienne un fleuve
prolifique de douceurs où tous, vous venez à votre tour, pour y tremper votre plume féconde.
Et cet affluent de pensées innombrables finit sa course magnifique dans un océan de lumières.
J'aime cet idée de partage.
Elle devrait régir le monde sans aucune faille.
Pour que nous regardions tous dans la même direction.
C'est pour cette raison que j'aime tant la poésie... Et les poètes !...
Merci Hugo, Verlaine, Baudelaire, Desporte, Laforgue, Lamartine, Rimbaud, Coppée,....
Il y en a tant... Je ne pourrai pas tous les citer.
Pourquoi j'écris ?
Mon âme vagabonde explore l'univers de votre contrée de rêves.
J'ai d'abord posé délicatement la pointe de mon escarpin,
Sans faire de bruit... Pour ne pas outrager l'endroit magnifique.
C'est ainsi que mon regard devint lecteur de vos "clavardages".
Le cœur ému et l'âme admirative, j'ai voulu ensuite poser mes rêves près des vôtres.
Je suis allé chercher, pour vous, sur notre lyre, quelques vers inspirés par d'autres contrées.
J'ai trempé ma plume poétique à l'encre des nuages de ma rive froide.
Et je viens maintenant déverser sur vos pages les fruits de mes jardins secrets.
Ces vers qui font que ma vie est un peu moins terne, un peu moins froide.
La poésie est pour moi une manière de sortir de ma longue léthargie.
Nul besoin d'apprendre quelque manière d'écrire.
Quand on a le cœur qui saigne, il suffit de le laisser couler.
Parce que le monde fait partie de ma personne.
Les pauvres dans les rues,
Les enfants que l'on frappe,
Les femmes que l'on traine dans la boue,
Les hommes qui s'entretuent sur les champs de bataille.
Je fais partie de leur monde, comme ils font partie de moi, de nous..
Alors je prends la plume pour témoigner de leur souffrance.
Et c'est un peu une manière d'exorciser la mienne.
J'ai l'impression de vivre plus près d'eux et même de vivre en eux.
Peut-être parce que je suis tout simplement des leurs.
J'écris, et j'écrirai avec le mal des mots, avec le mal des verbes, avec le mal des vers.
Et je déposerais en épigraphe sur chaque manuscrit de mon vivant,
Autant de mots d’amour qu’il existera de douleurs en ce bas monde.
Vous voyez… Je n’ai pas fini d’écrire !...
|