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Poème

Auteur du poème : Gérard SANDIFORT alias SANDIPOETE. Sa devise : La seule arme que je tolère, c'est la plume !
Date de publication : 05/06/08
Type de poème : Prose
210 lectures du poème
3 commentaires
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Soyez indulgents... C'est ma première prose

Ses parfums de blés murs, son vent, ses plates terres à l'infini d'où ne sortent que d'ineffables montagnes de terrils créés par les mains des gueules noires. Ses ivresses de joie, sarabandes, serpentins, ses histoires de travailleurs  sa mélancolie légère des dimanches après-midi…

S’il existe un lieu quelque part qui ne frémisse mieux que le ventre d'une jeune pucelle, nous y sommes, mon ami.
La lumière de chez nous se caresse du bout des doigts comme la peau d’une femme. Elle fait naître chez celui qui assiste à sa clarté rayonnante de gris comme une étape douillette. Les nuages se font dentelles dans le soir violine.
C’est une étendue de pays fiévreuse de trop de nuages bas, aux bravades célèbres, à l’inébranlable automne qui souvent, malgré elle, soulève son bras pour rappeler au monde qu’ici l’on fût gâtés par le labeur dur mais heureux.

Hier, les champs d'avoine ondulaient comme nos existences quand tu te lèves, le matin, ma femme aux seins si lourds. Ils sont venus les jours malheureux de vacances forcés pendant lesquels, enfin tes bras se se sont posés au cou de ton homme, comme pour le rassurer.
Passeront les jours, passeront les années…
Toujours, je t’aimerai…

Demain, pas de désordre, nous sommes au-dessus des frayeurs, de cet abîme insondable des lendemains….
Aux peines infinies, aux joies de revoir le travail. Chaque baiser donné, chaque baiser reçu...
Essuyons-nous les yeux, l’ouvrage nous attend…Nous mêlons nos transpirations en ce destin si âpre…
Mais quand flamboie soudain ce soleil de juillet, auréolé de pourpre comme ta bouche au goût de miel, tu portes mes enfants comme ma mère m’a porté. L’histoire pour être simple n’en est pas moins belle …. Comme tes yeux, ma douce, au regard apaisant, dans le parfum léger des haies de l’été chaud.
Un oiseau bleu, furtif, passe sous le pommier. Tu chantonnes, ma douce, tu es l’arbre de vie.
Peu importe les jours, laissons là les années…
Toujours je t’aimerai…


 

Ecrit par Hélène le 27/07/08
C'est très beau...
Ecrit par Gérard SANDIFORT alias SANDIPOETE. Sa devise : La seule arme que je tolère, c'est la plume ! le 09/06/08
Et pourtant...
Je parle de la région du Nord, celle que j'affectionne tout particulièrement.
Cette région qui sait rester attirante, malgré un taux de chômage toujours plus grand.
Mais il est vrai que c'était mon premier essai...
Merci de m'avoir lu.
Bisous^^
Ecrit par Ioan le 08/06/08
Pas mal... Mais j'avoue avoir du mal à suivre le début, j'ai faillit lacher! ^^ Le but n'est pas de mettre un max de vocabulaire, mais de se faire comprendre. Un minimum de structure est recommandée. Mais belle métaphores malgrès tout! :-) Et le fond, même caché tel le fauve aux aguets, est présent et interessent. Mais le fauve ne sait pas nager comme le poisson, et se noit derriére la mer de vocabulaire.

 


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